Hier, je suis allé faire les courses du paternel malgré la chaleur, une bonne chose de faite. J’ai aussi fait quelques courses zéro déchet pour moi, avant de filer en soirée chercher ma petite madame. Elle est belle, elle est ambitieuse et elle aimerait pouvoir vivre avec moi… mais nope, il faut évidemment que sa famille lui donne son aval pour emménager avec moi, et pour ce faire elle veut que je l’épouse informellement mais conformément aux dogmes de son pays, le Sénégal. Pour ça, il faut que me constitue une dot, donc une énorme somme d’argent, qui servira, si on grossit le trait, à l’acheter à sa famille. lnutile de dire que je trouve le procédé particulièrement rétrograde.
Est-il vraiment besoin de dire que j’aimerais vraiment pouvoir faire un bout de chemin amoureux avec cette petite madame ? Nous partageons déjà quelques moments olé-olé, et nous voulons tous les deux des enfants et des logements pour cadrer nos vies. Il ne faut pas se mentir, ses ressources sont très supérieures aux miennes et je ne peux m’empêcher de soupçonner une liaison lesbienne derrière cette parade nuptiale, mais je m’en moque. Nous trouverions tous les deux notre compte à cet arrangement. Une petite madame avec qui passer de bons moments, à dorloter, qui me tire vers le haut et me soutient dans mes moments de faiblesse, quel homme serait assez stupide pour lui tourner le dos ?
Ma famille et mes proches ne croient pas une seconde en notre relation. Cependant, la vie m’a montré avec force douleur que les préjugés de mes proches ne sont pas une science exacte. Tous pariaient que je ne tiendrais pas une semaine dans la restauration… il y a déjà six ans. Même moi, je le pensais ! La réalité et le destin ne sont peut-être pas intimement liés, mais ils forment un couple étonnament solide et fataliste.
Je ne vais pas nier que de mon point de vue, ce qui est exigé de moi pour que ma petite madame daigne venir se reposer chez moi est difficile à avaler. Étant Français, je ne suis pas de ceux qui apprécient d’être pris en otage sentimentalement. Plus ridicule, je ne pensais même pas trouver l’amour à 42 ans. Ni que mon amour soit noir. J’aime les femmes au sens large, je n’ai de limite que l’âge trop ou pas assez avancé.
Quoi qu’il en soit, c’est juste ma réalité actuelle. J’espère pouvoir construire quelque chose de plus grand et de plus fort que ma seule vie avec ma petite madame, ma princesse.
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Aujourd’hui, je suis allé dans Paris avec mon frère benjamin voir mon parrain et oncle, qui semble aller très bien, avant son départ en Autriche. Nous avons fait un peu le point, il a pu constater que nos situations respectives n’ont pas beaucoup évolué et que je continue d’utiliser l’appartement familial pour mes besoins personnels.
En dehors d’un excellent repas, nous avons aussi été jusqu’aux Champs Élysées pour voir le lieu de travail de ma belle-sœur (la petite amie de mon frère), et marché quelques temps.
À mon retour, j’ai découvert que √· avait engagé une équipe pour réparer la porte du hall d’entrée. Combien de temps tiendra-t-elle ? Dieu seul le sait.
Demain, je sais que je fais l’open et que j’aurais un tas de boulot à faire. La visite du client mystère pile le vendredi 3 (un jour OFF pour moi) a donné au restaurant des résultats absolument horribles, et Ch·k semble sur le point de licencier un peu dans le tas pour limiter ses pertes. Je ne vais pas mentir, la perte de mon emploi serait littéralement un arrêt de mort pour moi.
Je ne sais pas me vendre, c’est juste la dure réalité. Je ne sais pas comment aménager mon emploi du temps pour rencontrer des recruteurs, si tant est qu’il en reste intéressés par mon profil. BREF ! Je stresse. Encore.